Quel est l’impact environnemental d’un confetti au milieu de l’océan ?

Que possèdent en commun le dragon de Komodo (Varanus komodoensis), dont les individus adultes mesurent entre deux et trois mètres, et les Tangata Whenua, qui possèdent l’autorité coutumière sur Te Wahipounamu en Nouvelle-Zélande ? Ils vivent sur une île et dans un site reconnu de « valeur universelle exceptionnelle » par l’Unesco. L’Aire protégée des îles Phoenix à Kiribati figure parmi eux : « La nature quasiment vierge, l'extraordinaire clarté des fonds marins, le spectacle des grands groupes d'espèces charismatiques […] comme on en trouve rarement ailleurs dans le monde, les éléments de récifs coralliens d'une beauté exceptionnelle, tout comme le spectacle d'énormes concentrations d'oiseaux marins sur des atolls isolés, font de ce bien un 'paysage océanique' naturel, véritable kaléidoscope d'une beauté naturelle exceptionnelle dont l'importance est planétaire. » À l’autre bout du monde, la vie des îliens de l’archipel norvégien de Vega « reflète la manière dont des générations de pêcheurs-agriculteurs ont maintenu depuis 1500 ans un moyen de subsistance durable dans un milieu marin inhospitalier proche du Cercle arctique, fondé sur la pratique désormais unique de la récolte du duvet d’eider, et il célèbre aussi la contribution des femmes à cette activité. »

Ces deux extraits de la Liste du patrimoine mondial montrent que les milieux insulaires permettent d’observer d’importants processus écologiques en cours et proposent des terrains remarquablement préservés aux anthropologues et aux archéologues. Au XVIIème siècle, au moment des grands voyages d’exploration, le poète anglais John Donne écrivait « Nul homme n'est une île, un tout en soi ; chaque homme est part du continent, part du large ». Finalement, chaque île est une part infinitésimale et indispensable du monde en large.

 
©
Crédits visuels : Florence Delclos

Nous avons détecté une activité suspecte. Veuillez cliquer ici pour poursuivre.