Les braquages au cinéma.

Concevoir, recruter, se préparer, commettre, décrocher puis partager. Ou non. Le film de casse est un genre codé, mais son déroulement est imprévisible, soumis à des incidents qui viennent perturber la mécanique du vol et la cohésion de la bande. Le film de casse ou de braquage ou de hold-up ou ‘heist movie’ ou ‘big caper film’ a connu une première période importante à l’époque des romans et des films noirs. Quand la ville dort (The Asphalt Jungle, Huston, 1950), Du Rififi chez les hommes (Dassin, 1955), L’Ultime razzia (The Killing, Kubrick, 1956) et Bob le flambeur (Melville, 1956) sont des parangons du genre. Mais jusque-là l’espoir de butin ne s’est pas réalisé. Les films de casse sont rarement des success stories. Tout ce qu’entreprend Connie Nikas dans Good Time (Josh et Benny Safdie, 2017) le mène à un plus grand désastre. Après-midi d’un chien (Dog Day Afternoon, Lumet, 1975) est le récit d’un braquage raté enlisé en prise d’otages, qui s’était déroulé le 22 août 1972 à Brooklyn. Le Solitaire (Thief, Mann, 1981) et Reservoir Dogs (Tarantino, 1992) se terminent par un règlement de comptes entre les truands. Les Années 2000 sont celles d’une résurgence du genre. Rempli de stars, axé sur un casse spectaculaire réussi, succès public et critique, Ocean’s Eleven (Soderbergh, 2001) aura trois suites. Plus Robin des Bois que pirates, les héros et héroïnes de Comancheria (Hell or high water, Mackenzie, 2016), Logan Lucky (Soderbergh, 2017) et des Veuves (Widows, McQueen, 2018) trouvent dans leurs casses l’occasion d’une revanche sociale, ainsi qu’un billet pour leurs rêves américains.


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